PFSA
La Plate-Forme Souveraineté Alimentaire, PFSA, existe depuis 1996. Elle est coordonnée par le CNCD-11.11.11. Elle rassemble en Belgique francophone les ONG de développement, les organisations paysannes et agricoles, les organisations de défense de l’environnement et les organisations de consommateurs. Elle défend la souveraineté alimentaire comme le droit des populations, et des pays, de définir leurs propres politiques alimentaires et agricoles sans que cela ne menace la souveraineté d’autres pays. Le droit à la souveraineté alimentaire défend des politiques écologiquement, socialement, économiquement et culturellement adaptées à chaque contexte spécifique, parce que le monde est rempli d’une infinie diversité de conditions naturelles, de moyens techniques, d’organisations sociales et de revenus.
La nourriture n’est pas une marchandise, c’est pourquoi la Souveraineté Alimentaire inclut : le droit de soutenir, de protéger et de réglementer la production et le commerce agricoles, n’en déplaise aux fanatiques du marché, mais aussi le droit à une alimentation de qualité, culturellement appropriée. Elle inclut aussi le droit à des revenus décents et donc à des prix agricoles qui couvrent tous les coûts de production et permettent aux producteurs et productrices de vivre décemment. Elle défend enfin le droit d’accès à la terre, à l’eau, aux intrants, aux crédits,…
Pour la PFSA, la Souveraineté alimentaire présente une alternative aux nombreux problèmes que rencontre la nécessaire réforme de la politique agricole commune européenne. Elle l’est aussi face au modèle d’agriculture basée sur la compétition internationale et au recours aux techniques dégradant l’environnement, alternative elle l’est encore contre la perte d’emploi et l’exode rural, et encore face aux problèmes d’alimentation rencontrés par une part de plus en plus importante de la population.
Défendue auprès des responsables belges et européens, cette alternative est portée collectivement au Nord comme au Sud par des acteurs souvent présentés comme ayant des intérêts opposés. Mais les enjeux sont là, et pour se faire entendre la souveraineté alimentaire doit être défendue par plus de citoyens… Nous comptons sur vous aussi!