Pourquoi ?
La réflexion et le travail que nous avons produits, en collaboration avec le CNCD-11. 11.11 et la trentaine d’associations, sur la manière de présenter aux festivaliers la problématique de la Souveraineté Alimentaire, a éclairé et mis en évidence nos propres pratiques. Qu’ils s’agissent, par exemple, d’une façon considérer l’éthique de nos partenaires, de mettre en avant un commerce plus juste, de concevoir notre gestion des déchets ou de procéder à nos choix de programmation artistique.
Bien sûr, nous sommes loin, très loin, d’une cohérence « idéale ». Néanmoins, qu’une thématique telle que la Souveraineté Alimentaire nous ait questionnés à ce point, mérite que l’on s’y attarde une année de plus. Nous sommes convaincus que notre rôle d’acteur et d’opérateur culturel prend là toute sa dimension. Pourquoi, par exemple, ne pas questionner nos pratiques consuméristes à nous et les liens de celles-ci avec les producteurs, l’environnement, les ressources, les politiques commerciales, etc. Juste prendre le temps de s’interroger pour mieux comprendre… Pourquoi pas ! Qui peut croire encore que ce qui concerne les populations du Sud ne concerne pas les populations du Nord et vise versa. Mieux comprendre sa culture c’est très certainement mieux comprendre les autres cultures.
C’est dans cette optique que nous voulons renforcer le travail de sensibilisation de notre partenaire principal, le CNCD-11.11.11, qui joue son rôle de coupole rassemblant les énergies et qui porte la thématique de la Souveraineté Alimentaire pour l’opération 11.11.11 2007. De même pour la PFSA dont le combat est spécifiquement centré sur cette thématique.
La Souveraineté Alimentaire reste un problème majeur ! Les problématiques de l’eau, de la dette du tiers monde, des Objectifs de Développement du Millénaire s’y retrouvent encore et les causalités sont multiples et complexes !
En tant qu’acteur culturel nous sommes convaincus que la culture apporte des éléments indispensables à la compréhension du monde. Que grâce à cette compréhension, notre capacité d’imaginer l’avenir, de le concevoir, de l’inventer, de le remettre en question et de s’y projeter, s’en trouve amélioré. Partant de là, nous avons choisi de changer radicalement notre concept « d’espace associatif ».